KARATÉ DENSHŌ KAN
NOTRE
PHILOSOPHIE
Des valeurs pour grandir.
Sur et hors du dojo.
NOTRE VOIE
LES ENSEIGNEMENTS TRANSMIS
Bien que chaque élève soit libre de vivre son art tel qu’il l’entend, Karaté Denshō Kan suit aussi ses propres philosophies et vertus qu’il souhaite transmettre à ses élèves.
« Chaque élève mérite d'être encouragé, aidé et valorisé afin qu'il puisse s'épanouir et grandir avec assurance au sein de sa communauté. »
Cette devise nous est transmise par maître Gérald, qu’il a affiché à l’entrée de son dojo pendant des années. Très peu d’explications sont requises ici, et c’est pourquoi Karaté Denshō Kan garde aussi cet héritage.
« Chaque individu est responsable de son corps et de ses choix. »
Cette philosophie était quelque chose que maître Gérald répétait souvent. Pour le citer : « Tu es responsable de ton corps. C’est lui qui s’en va en prison, mais c’est toi qui es pris avec le nez cassé. » Ce que nous tentons de transmettre, c’est que le bien, le mal, qui a raison, tout cela ne peut échapper à la réalité. Chaque personne est responsable de son corps et de le protéger. Chaque individu est également responsable des choix qu’il prend et des gestes qu’il pose, acceptant ainsi les conséquences, bonnes ou mauvaises.
武士道 · BUSHIDŌ
LA VOIE DU GUERRIER
Bushidō
Karaté Denshō Kan suit également des vertus qui, jusqu’à ce jour, lorsque bien employé, permet de trouver l’équilibre en nous. Bushidō, qui peut être traduit par « La voie du guerrier », offre sept vertus.
義 Gi — La droiture : La faculté de discerner par soi-même ce qui est moralement juste, au-delà des règles, des usages ou du bien-être personnel, et d’agir en conséquence, même si cela entraîne des conséquences désagréables. C'est une éthique de la responsabilité individuelle.
勇 Yū — Le courage : Ce qui transforme un principe en action. Sans lui, Gi demeure une belle idée théorique. Toutefois, Yū sans Gi dégénère en témérité ou en violence gratuite. Le courage prend sa valeur seulement quand il sert une cause juste, pas quand il sert l'ego.
仁 Jin — La bienveillance : La reconnaissance qu'avoir la capacité de nuire crée une responsabilité de retenue. C'est l'antidote à la cruauté qui guette quiconque détient un vrai pouvoir physique. La vraie question que Jin pose : peux-tu rester humain envers quelqu'un que tu es forcé de combattre ?
Donc, ensemble, ces trois vertus forment un pilier précis. Par exemple. Lorsqu’on voit quelqu’un faire du mal à une victime. Gi te permet de reconnaître que c’est mal. Yū te permet de venir en aide. Jin te rappelle que tu agis pour le bien de la victime et non pour punir l’agresseur.
礼 Rei — Le respect : Pas la politesse de surface, mais la reconnaissance active de la dignité de l'autre, même lorsque le sentiment personnel va à l’encontre de cette vertu. Rei est une discipline, pas un sentiment.
誠 Makoto — La sincérité : L'intégrité entre la parole et l'acte, poussée jusqu'à son point le plus exigeant. C’est de ne jamais avoir besoin de contrat, de serment ou de témoin pour tenir parole, puisque ta parole suffit, tout simplement.
名誉 Meiyo — L'honneur : Vivre selon un standard interne qui te tient responsable même en l'absence de conséquences externes. C'est distinct de la réputation, qui touche plus ce que les autres pensent de toi. L'honneur, c'est ce que tu te dois à toi-même. L’honneur est d’accepter le jugement des autres si nous savons au fond de nous que nous sommes justes.
忠義 Chūgi — La loyauté : La fidélité à un engagement ou une relation, même quand elle devient inconfortable ou coûteuse. Historiquement, ça pouvait entrer en tension directe avec Gi lorsqu’un seigneur demandait quelque chose de mal. Cette tension-là fait partie intégrante du code, intentionnellement. Dans l’ère moderne, le bushidō offre une nuance où la loyauté est mutuelle et tempérée par les autres vertus, comme Gi.